Collections passion: dossier de presse

Über die Motive des Sammelns liefern Psychologen, Soziologen und Ethnologen zahIreiche Antworten. Was kann einen vernünftigen Menschen dazu bringen, mit einem unsinnigen Einsatz an Zeit, Geld und Geduld irgendwelchen alten Blechbüchsen nachzurennen oder seinen Wohnraum eines Heeres bunter Frösche einzuschränken  ?
Die Woche, Zurich, 4 juin 1982

 Das Neuenburger Museum ist in meiner Erinnerung von früheren Ausstellungen her sozusagen mit einer Plakette für typisch schweizerische Qualität versehen, was Ausstellungsart und gut betrifft. So machte mich der zugesandte Katalog zum Thema ... «Sammeln aus Leidenschaft» besonders neugierig. Er präsentiert erwartungsgemäss ethnographische Bilder aus älterer und jüngerer Vergangenheit, stellt daneben aber auch ganz unorthodox Fotos von Gegenständen meiner Kultur und meiner Gegenwart vor. Was bewirkt diese Konfrontation von erwarteten und überraschenden Objekten in der Vitrine beim Betrachter  ?
Maja Fehlmann-von der Mühli, Der Alltag, Zurich, N°5 / 1982

Cette présentation entend d'abord retracer l'histoire des collections, de leur lointaine naissance à la création des musées; elle entend aussi s'interroger sur le mécanisme même de la collection, avec la collaboration d'une vingtaine de collectionneurs privés – sans compter ceux qui ont souhaité conserver l'anonymat. De réponses, point ! Ou alors multiples et foisonnantes, toutes fascinantes, prolongées par les textes du catalogue...
Isabelle Martin, Journal de Genève, 19 juin 1982

On ramasse un coquillage, puis un second, puis un troisième, sans se rendre compte que l'on entre inconsciemment dans le monde de la collection. C'est ainsi que des hommes, des femmes, des enfants, il y a des siècles, hier, aujourd'hui, ont transformé un geste banal en une passion intense qui les pousse à compléter leurs collections, à rechercher l'origine exacte des objets rassemblés, voire à devenir esclaves de «la chose». Que peut-on collectionner ? Tout. Une exposition qui restera ouverte jusqu'à la fin de l'année et qui sera donc un but merveilleux de promenade pendant les vacances, connaît un grand succès au Musée d'ethnographie de Neuchâtel. Elle a déjà soulevé l'intérêt – et la passion – de très nombreux enfants, écoliers, étudiants, adultes, personnes du troisième âge. Car la passion n'a pas d'âge, et elle peut se soulever aussi bien pour les tire-bouchons que pour les poupées, les statuettes anciennes ou les pots à lait, les armes, les animaux en porcelaine...
RWS, L'Impartial, La Chaux-de-Fonds, 21/22 août 1982

Les nouveaux responsables du musée neuchâtelois l'avaient déjà affirmé lors de leurs récentes présentations: l'ethnologie est désormais alimentée par notre quotidien autant que par les cultures lointaines. Serions-nous devenus étrangers à nous-mêmes ? Toujours est-il que le thème illustré cette année nous en apprend long sur notre civilisation et les relations que nous entretenons avec elle. Pour nous définir à nos propres yeux, il n'y a pas de meilleur objet que celui inlassablement recherché, rassemblé, aimé et vénéré jusqu'à ne plus pouvoir être dissocié de nous-mêmes...
E. Hänggi, Le Démocrate, Delémont, 19 octobre 1982

C'est décidément une exposition pas comme les autres, faisant éclater les murs du musée traditionnel; il manquera quelque chose à ceux qui ne s'y rendraient pas...
Mémento du Jura neuchâtelois, La Chaux-de-Fonds, N°457, décembre 1982

Et enfin une lettre de visiteur:
Des félicitations tout d'abord: il y a beaucoup de travail et d'intelligence dans le traitement du sujet, la présentation en est agréable et bien pensée, architecturalement et esthétiquement parlant. C'est très beau.
Qu'il me soit cependant permis de vous faire part de ma perplexité... Je reste froid, presque ennuyé, non que le sujet ne m'intéresse pas, mais pour des raisons que je vais tenter de vous exposer. Cette exposition nous montre bien des collections, j'en conviens, mais qu'en est-il de la passion ? Je pense que la passion est du côté du collectionneur, non de celui de l'objet collectionné, qu'il soit isolé ou qu'il prenne place dans un ensemble. La collection n'existe à mon avis qu'en fonction du collectionneur. Ainsi privées de leur âme – cette «passion» qui fait si cruellement défaut – toutes ces collections ont tendance à s'amonceler d'une manière non seulement désincarnée mais un peu anarchique aussi... Or, vous le remarquez, il intervient dans toute collection, si ce n'est une tentative d'organisation. du moins une certaine sélection. Une collection n'en exclut-elle pas une autre ? En fait je crois que l'intérêt d'une collection réside dans son «incrustation» au domaine privé; un ami qui vous montre sa collection: voilà peut-être le seul moyen de vivre vraiment le phénomène de la collection, si l'on n'est pas soi-même collectionneur, bien sûr. Il me semble donc erroné de confondre «collection» et «musée », voire «collection» et «amas» (les provisions de ménage, par exemple), confusion qui, justement, me paraît liée à votre «évacuation» du collectionneur en chair et en os. Collection-musée: le pont était tentant. Je reste cependant convaincu que «collection» n'a rien – ou peu – à voir avec «musée» et que votre exposition se fourvoie malencontreusement. La présentation impeccable, l'ironie (je pense au «portrait du collectionneur»), le jeu ne parviennent pas, à mon sens, à rattraper un sujet qui me semble friser la gageure...
Silvio Corsini, Rosiers 15, Crissier, 26 août 1982

  

Mise à jour le 19.09.1998 [Webmaster]