Des animaux et des hommes: dossier de presse
| Les trois premières expositions du Musée
enseignaient l'ethnographie et ses moyens: les objets, et leur éloquence quand on les
rapproche. «Le Mal et la Douleur», l'an dernier, mettait en pratique cette méthode par
mélange. «Des animaux et des hommes» peaufine l'application: des images mises en
parcours, leur relation provoque la sigification. Ch.G, FAN, Neuchâtel, 30-31 mai 1987 La nature des relations entre les êtres
humains et le monde animal est innombrable. La nouvelle exposition du Musée
d'ethnographie de Neuchâtel, connu pour ses interrogations sociophilosophiques, le
démontre. Pastichant Steinbeck, le conservateur Jacques Hainard et son équipe l'ont
baptisée «Des animaux et des hommes». Elle a été inaugurée hier et restera ouverte
jusqu'au 3 janvier 1988. «Von
Tieren und Menschen» handelt die diesjährige Ausstellung des Ethnographischen Museums
Neuenburg. Perfekt inszenierte Fotos und Gegenstände illustrieren die Rolle der Tiere in
unserer und in andern Kulturen: als Freund, als Nahrung, als Bedrohung, als Auslöser von
Riten und Phantasien. Auf
all diese verschiedenen Verhaltensweisen geht die Ausstellung, meist kurz andeutend, ein,
und es lohnt sich, Gedanken daran zu knüpfen. Der gleichzeitig publizierte Begleitband
stellt (leider) nicht einen eigentlichen, fortlaufenden Katalog dar, sondern ist eine
Sammlung von im übrigen wertvollen Einzelbeiträgen zum Thema aus ethnologischer oder
kultur-anthropologischer Sicht. Les
questions soulevées à travers les nombreux thèmes de l'exposition risquent de susciter
des réactions passionnées de la part des inconditionnels et des farouches opposants du
règne animal. Le débat est d'actualité [...] Die
Verantwortlichen des Ethnographischen Museums in Neuenburg verstehen die Ethnographie als
eine durchaus auf die Gegenwart und unsere Kultur bezogene Wissenschaft; das Museum
«zeichnet» - im genauen Wortsinn - auf (stellt aus) wie die «Völker» ihre Kultur
gestalten. So findet man in der neuesten Ausstellung zwar auch Beispiele aus andern
Ländern und Kontinenten, doch wird darin doch vor allem der Besucher, also zumeist der
Schweizer, in Frage gestellt; sein Verhalten zu den Tieren wird hinterfragt. Comme
d'habitude, l'exposition estivale de l'institution dirigée par Jacques Hainard, offre un
feu d'artifices d'idées. Le visiteur s'y voit confronté à ses préjugés qu'il prend
pour des convictions profondes.[...] Das
Musée d'ethnographie in Neuenburg hat sich in den letzten Jahren mit einer Reine von
Ausstellungen hervorgetan, in denen durch eine neuartige, beziehungsreiche Präsentation,
durch die gelegentlich schockierende, provozierende Gegenüberstellung von Elementen weit
auseinanderliegender Kulturen lebenskundliche Einsichten und Denkanstösse vermittelt
wurden. Per
dimostrare come la lontananza e la vicinanza siano parametri culturali la mostra ci porta
attraverso molti popoli sparsi sui cinque continenti, con un occhio privilegiato per la
nostra società. `E questa in fondo che interessa di più agli organizzatori. Ironique,
le ton généralement adopté pour cette riche exposition, riche et pourtant ne couvrant
que très partiellement un thème aussi vaste que séduisant.[...] Das
Musée d'Ethnographie Neuchâtel zeigt im Unterschied zu den meisten andern
Volkskundemuseen in seinen jährlichen Sonderausstellungen nicht bloss Dokumente von
sogenannt primitiven Kulturen aus anderen Erdteilen, sondern immer auch - und diesmal
sogar vorwiegend - Erzeugnisse unserer heutigen, hiesigen Gessellschaft. In der
unmittelbaren Gegenüberstellung sieht man die eigene Lebensweise plötzlich mit ganz
neuen und kritischen Augen. Die
Ausstellung in Neuenburg beginnt mit einem kleinen «Kulturschock»: Ein liebliches
Anker-Mädchen füttert ein Hühnervolk und auf dem nächsten Bild säugt eine Wayapifrau
aus Französisch Guyana einen jungen Hund. Dies und die Wölfin, die am Ende der
Ausstellung «Des animaux et des hommes» die zwei Kinder Romulus und Remus nährt, fangen
die Spannweite und die Ambivalenz unserer Gefühle gegenüber Tieren ein. Este
año el din'amico Jacques Hainard y equipo han elegido un tema polémico, la relacio'on
hombre-aninmal en nuestra sociedad moderna, polémico en el sentido que muchos suizos se
han imaginado, sin ver la exposicion, que se trataba de un ataque a sus queridos
animalitos domésticos. En realidad esta exposicion se presenta coma una reflexiòn sobre
la relacion hombre-animal en un terreno particular, él de lo imaginario. Die
Organisatoren verbergen ihre Parteilichkeit nicht: «Wenn wir zwischen Tier und Mensch
wählen müssen, entscheiden wir uns für den Menschen», erklärte der Konservator
anlässlich der Eröffnungsfeier. Und: Man habe sich nicht für den funktionalen
Stellenwert der Tiere in der Gesellschaft interessiert, sondern für «l'imaginaire». Man
wolle dokumentieren, was in unseren Köpfen vorgeht, wenn wir an Tiere denken, wenn wir
mit Tieren leben. Chaque
exposition annuelle du Musée d'ethnographie fait l'événement. Les collaborateurs
réunis autour de Jacques Hainard, conservateur, inventorient toujours avec pertinence ce
tissu social passé ou contemporain qui est leur matière première d'observation. [...] Un
museo etnografico corre il pericolo di rimanere statico e fine a se stesso. Ma non quello
di Neuchâtel. [...] Esposizioni che, per importanza ed originalità, superano i nostri
confini, richiamando a Neuchâtel un pubblico sempre piu` numeroso. Condamnés
à partager le même planète, les hommes et les animaux ont depuis tout temps entretenu
des relations étranges, modelées par des sentiments aussi contradictoires que
l'idolâtrie, l'amour, la fascination ou la haine. C'est à cet univers complexe et
changeant que le Musée d'ethnographie de Neuchâtel consacre un[e] exposition
exceptionnelle intitulée précisément «Des animaux et des hommes». [...] L'animal
comme la pomme de tere en publicité, est bon à tout faire. A nous nourrir, à nous
divertir, voire à nous servir (de cobaye, de jouet, de souffre-douleur ou de
«souffre-amour». L'exposition «Des Animaux et des Hommes», au Musée d'ethnographie de
Neuchâtel, déploie cet éventail d'usages courants avec une implacable lucidité et
beaucoup d'humour. Les parents bien intentionnés qui croient amener leurs enfants à une
leçon de sciences naturelles risquent le choc car c'est, ici, de notre imagerie
intérieure qu'il s'agit, et de nos contradictions humaines, trop humaines. En gros un
abîme. [...] «Entre
chien et loup», «fier comme un paon», «rusé comme un renard», «malin comme un
singe», «sale comme un cochon»,... la liste des expressions zoomorphes est longue et
rend compte du lien étroit qui existe entre l'homme et l'animal.[...] L'exposition
illustre l'extrême diversité des usages symboliques et pratiques que des hommes,
eux-mêmes fort divers, font et ont fait des espèces animales les plus variées. Mais il
y a la manière et, à cet égard, l'équipe neuchâteloise fait beaucoup plus et mieux
qu'illustrer, surclassant à mon sens sur ce terrain tous ses concurrents d'ici et
d'ailleurs. Un
parcours dans l'imaginaire, l'ethnographie, le droit, l'affectivité, le religieux,
l'histoire, le symbolisme, l'économie, les interdits, la science et les usages sociaux et
esthétiques de l'animal. [...] Le
Musée d'ethnographie de Neuchâtel présente chaque année une grande exposition
thématique, à ne pas manquer. En effet, le sujet traité, qu'il soit «Le mal et la
douleur» en 1986 ou «Des animaux et des hommes» actuellement, interpelle chacun: la
présentation est telle que le spectateur n'est pas passif, mais qu'il est amené à
s'interroger sur la société (les sociétés) dans laquelle (lesquelles) il vit. Exercice
décapant pour les «consommateurs» que nous sommes si souvent... L'amour
et la haine dans
le prolongement d'une remarquable exposition intitulée «Des animaux et des hommes» et
organisée par le Musée d'ethnographie de Neuchâtel, voici un ensemble de contributions
qui mettent en valeur l'extraordinaire variété des comportements culturels à l'égard
des bêtes. |
| Mise à jour le 19.09.1998 [Webmaster] |