Natures en tête: dossier de presse
L'exposition fut
prolongée dans les locaux du MEN jusqu'au 2 mars 1997. Elle fut ensuite montrée au Centre
international d'exposition et loisirs (CIEL) de Ste-Croix du 16 mai au 31 décembre
1997, prolongée dans les mêmes locaux jusqu'au 22 avril 1998, présentée au Naturmuseum
de St-Gall du 16 mai au 13 septembre 1998, puis installée au Deutsches Hygiene Museum
de Dresden du 19 juillet au 10 octobre 1999. Une nouvelle installation est prévue au
Museum national d'histoire naturelle de Paris entre février et mai 2000. Reflets des obsessions contemporaines,
l'exposition «Natures en tête» du Musée d'ethnographie de Neuchâtel s'est ouverte
samedi. Comme à l'accoutumée, elle s'efforce de poser les données des problèmes
contemporains et incite à un parcours initiatique personnel pour se délivrer des idées
reçues. A chacun de trouver ses réponses, mais la classification très précise de la
présentation donne déjà des pistes. Pour la première fois, le musée a travaillé en
coopération avec trois organismes fédéraux. «Natures en tête», le mot d'ordre
pluriel lancé en guise de titre par le musée neuchâtelois, indique d'emblée le sens de
sa démonstration: foin de clichés pour rêveurs en mal de sauvagerie, la nature,
affirme-t-il, est un construit culturel. Elle n'a rien de si «naturel». Chaque société
a de la nature une conception qui lui est propre. Un Touareg, un Pygmée ou un Esquimau ne
la voient pas de la même manière que Brigitte Bardot ou les Helvètes amoureux de leurs
géraniums. On peut féliciter l'Office fédéral de
l'environnement, la Direction du développement et de la coopération et l'Office
fédéral de la santé publique, qui ont soutenu financièrement l'exposition, d'avoir
pris le risque de cautionner ce remue-méninges un peu brouillon, et d'avoir compris qu'il
vaut mieux être un roseau pensant qu'un chêne bien-pensant. [...] Der Einstieg ist so direkt wie nur
möglich. Auf der einen Längswand, mit einer idyllischen Urwaldkulisse bemalt, werden in
Stichworten und Zahlen die grössten Umweltkatastrophen seit den sechziger Jahren in
Erinnerung gerufen; auf der Gegenseite vergegenwärtigen vier Raumnischen von Jahrzehnt zu
Jahrzehnt die alltägliche Situation, in der uns solche Schreckensmeldungen erreichen: ein
«zeittypisches» Frühstückszimmer, dessen Wände mit ebensolchen Dokumenten beklebt
sind. Damit ist das Spannungsfeld der Ausstellung abgesteckt: zwischen apokalyptischen
Bedrohungen und der abgestumpften Gleichgültigkeit, mit der wir auf sie reagieren. Der thematische Aspekt der Ausstellung ist
das eine, der museographische das andere. Wie stellt man die Natur ohne Natur
aus ? Caddies und Lagergestelle werden verwendet, um auf den immensen Fluss der
Ströme von Geld, Waren, Nachrichten und deren Umschlag anzuspielen. Dass bei den
Exponaten immer wieder Überraschungen zu konstatieren sind, gehört noch mit zum
heimlichen oder offenen Spass, den die Ausstellung trotz ihrer womöglich pessimistischen
Grundstimmung bereitet. La richesse de cette exposition tient
d'abord à sa structure, faite non d'un grand discours monobloc mais d'une multitude
d'éléments de réflexion offerts sous forme d'un maillage en réseau permettant des
combinaisons infinies. Le visiteur construit, reconstruit ou élargit sa vision au gré de
sa culture, de son inteligence et de sa curiosité. On lui montre tout, mais on ne lui
impose rien. Et c'est parce qu'on le respecte qu'on exige aussi de lui qu'il trouve de
lui-même, dans l'énorme trousseau qu'on lui fournit et parmi toutes «les natures»
possibles, les clés d'un rapport futur de l'homme à l'environnement. It appears that this exhibition has in
fact achieved the aim of stimulating thought, about nature as a social construct, among a
wide range of visitors, and doing so without interactive gadgetry. This is extremely
worthwile, for the very idea underlying the exhibition is not one which has yet trickled
through very much to schools. For me, the reminders that this was, after all, an
ethnographic museum were the most memorable things to see: in particular, the unspeakable
assemblage of an actual machete cutting into a photograph of dead bodies after a massacre
in Rwanda.
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| Mise à jour le 23.09.1999 [Webmaster] |