Le musée domestique
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Cette reconstitution dun patrimoine comprend des meubles de
marchés aux puces et autres brocantes, «recomposés» selon mes goûts et destinés à
des affectations quelquefois inattendues (une vitrine de pharmacie devient vitrine
dexposition). Mine de rien, la lampe sur pied a été longue à trouver, côté
conceptions esthétiques (harmonie des teintes). Les tableaux trahissent mes
tendances profondes (la poésie, le surréalisme, ma passion du Rhône, etc.). |
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Quil
me suffise encore de dire quon trouvera dans ce lot dobjets-mémoire des
traces de passions humaines et dautres passions sûrement très symboliques de ma
personne: la collection de Ravis (un des santons de Provence, mon préféré !), mes
rouilles amassées depuis une trentaine dannées (essentielles, mon cher
JLP !). Et un squelette ! (allusion à Prévert et à son raton-laveur). Mes
parents étaient des Tessinois émigrés. Ils sont venus habiter avec ma grande sur
et mon grand frère à Peseux, près de Neuchâtel, où je suis né. Ecoles
jusquau secondaire, apprentissage en dessin technique. (Jallais oublier
lenfant de chur et le jeune militant qui voulait changer le monde). Service
militaire en événement décisif: une grave maladie me paralyse. Il me faut six ans
jusquau retour à une vie normale. Après le bilan des dégâts corporels, poursuite
détudes universitaires jusquà la licence
Jean-Louis Peverelli. 31 mai 1999. Genève.
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Le musée domestique
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Lintimité domestique est le lieu dune mise en scène
élaborée des choix et des orientations esthétiques de ceux qui linvestissent.
Sélection et agencement des matériaux, des couleurs, des formes, des objets
fonctionnels, des uvres peintes, gravées, sculptées ou macramées révèlent les
liens subtils que les propriétaires, souvent collectionneurs et parfois sans le savoir,
tissent entre leur vision deux-mêmes, leur histoire et leur cadre de vie.
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A bien y réfléchir, après coup, donc après être entré «dans le jeu» de lannonce publiée par le MEN, trois choses devaient se trouver dans mon conscient inconscient: dabord la petite phrase-clé de lannonce justement («un élément despace privé présentant une vision intimiste des conceptions esthétiques de son auteur») je me permets de mettre en relief les mots qui ont pesé sur ma décision ! Ensuite, le souvenir vivace dexpositions remarquables vues au Musée dethnographie de Neuchâtel mest revenu (petit détail qui aura son importance: en sortant de lune delles, javais chipé dans un container un déchet de matériel restant !). Mest revenu aussi le fait que mon intérêt dalors était celui dun voyeur portant son regard sur ce qui avait été réuni et nappartenait quaux autres ! Enfin, plus difficile à exprimer, la troisième raison: elle concerne mes racines dadolescent, poussées dans cette région de la Côte neuchâteloise. Mes fréquents allers et retours Peseux-Neuchâtel me faisaient passer devant ce musée. Jean-Louis Peverelli. 31 mai 1999. Genève.
> Annonce.
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| Mise à jour le 28.11.2003 [Webmaster] |