HimalayaSuscitée
par le legs de vingt-cinq statues tibétaines provenant de la collection de Mme Vera
Hermann-Husy et par la volonté de présenter dans une nouvelle scénographie la collection du royaume du Bhoutan dont le
Musée d'ethnographie de Neuchâtel est dépositaire depuis 1968, l'exposition Himalaya
s'inscrit dans le prolongement d'une réflexion sur l'imaginaire et les effets de
réalité poursuivie depuis plusieurs années par l'équipe du MEN à travers ses
expositions temporaires.
Pour ce faire, les concepteurs ont développé dans le même espace deux mandalas représentations géométriques et symboliques d'univers physiques et métaphysiques dans le brahmanisme et le bouddhisme à la fois visuels et sonores présentant deux constructions possibles de ce monde lointain et familier, désiré ou idéalisé, voire même divinisé, qu'est aujourd'hui lHimalaya. Au sol, deux carrés de couleurs différentes délimitent des espaces contrastés; dans une vitrine murale, les objets se détachent sur trois bandes colorées bordées par deux bandes noires renvoyant au cinémascope et rappelant que lHimalaya est appréhendé à partir des catégories occidentales.
Dans l'espace, une composition musicale dialogue avec les objets exposés. Transposant l'opposition entre les deux mandalas, elle développe une architecture sonore à partir de sources disposées aux quatre points cardinaux. Constituée de cinq séquences de six minutes, elle dialogue avec les objets, images et textes à partir de l'idée d'ascension d'un sommet himalayen. «Le seuil» joue sur les objets du rituel, «l'approche» dégage les influences indiennes, «les contreforts» disent les lieux monastiques, «l'ascension» mobilise alpinistes et sherpas et «les hautes cimes» suggèrent les explorateurs de l'abstraction.
Suite de la visite
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| Mise à jour le 21.12.1999 [Webmaster] | ||||