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«The Coast Guard» de Kim Ki-Duk (Corée du Sud, 2002). Inédit en Suisse.
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Auteur de douze long-métrages, Kim Ki-Duk est une figure du cinéma coréen et un habitué des festivals internationaux (Printemps, été… à Locarno en 2003, Samaria Ours d’argent à Berlin en 2004, 3 Iron révélation de la Mostra de Venise en 2004). A la frontière entre les deux Corées, une base militaire sert de rempart contre une hypothétique invasion communiste. Parmi les conscrits blasés, le jeune Kang se distingue par sa détermination farouche à tuer un espion. Un soir de garde, il voit une ombre et tire. Malheureusement, ce n’était qu’un pêcheur folâtrant avec sa jeune amie. Rongé par la culpabilité, Kang sombre peu à peu dans la folie. Je, 20h, salle Alpha, vost fr, 16 ans.
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«Mondo Mulloy» de Phil Mulloy (Angleterre, 1991-2001).
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Onze court-métrages d’animation réalisés entre 1991 et 2001. Avec un mordant proche du cinéma underground américain des années 1960 et 1970, l’auteur se livre au massacre jubilatoire des clichés cinématographiques et de l’intégrisme religieux. Une comédie sombre animée par des squelettes au crâne noir, aux yeux blancs, au nez flasque et au cerveau littéralement placé entre les jambes. Je, 22h15, salle Alpha, vost fr, 16 ans.
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«Whose is this song?» d’Adela Peeva (Bulgarie, 2003).
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Primé à de nombreux festivals, ce documentaire est une magnifique et dramatique interrogation sur les conflits balkaniques. La réalisatrice piste les origines introuvables d’une chanson populaire dont la composition est revendiquée par les Turcs, les Bulgares, les Grecs, les Albanais, les Bosniaques, les Macédoniens et les Serbes. Au fil du voyage, la même mélodie se transforme en chanson d’amour, en marche militaire, en appel au djihad ou en hymne guerrier. Une démonstration par l’absurde de la folie nationaliste: ce qui nous différencie n’est-il pas aussi parfois ce qui nous relie? Je, 19h30, salle Beta, vost fr, 14 ans.
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«WarpVision», différents réalisateurs (Angleterre, 2004).
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Au long des années 1990, le label Warp s’est caractérisé par une approche exigeante, novatrice et pointue des musiques électroniques. Cette logique éditoriale a aussi porté sur le graphisme et la vidéo, comme en témoigne le programme de clips présenté à ciMENa. L’occasion de «voir» quelques morceaux classiques de LFO, Jimi Tenor, Plaid ou Antipop Consortium. Je, 21h15 et Di, 14h15, salle Beta, sans paroles, 14 ans.
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«The Atomic Cafe» de Jayne Loader, Kevin Rafferty, Pierce Rafferty (USA, 1982).
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Depuis Michael Moore, on pense volontiers que l’administration Bush est la plus menteuse et la plus cynique de l’histoire moderne. Et si, au contraire, les faucons américains étaient juste les héritiers d’une longue et prospère tradition? A travers un montage d’archives télévisuelles, gouvernementales et militaires de l'époque de la guerre froide, le film dresse un portrait à la fois drôle et effrayant d’un pays manipulé. Un pays où les médias, en jouant sur la peur de la bombe atomique et des «rouges», transforment les citoyens en véritables paranoïaques. Je, 23h et Di, 19h, salle Beta, vost fr, 14 ans.
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