Anciennement Chef de travaux à l’Institut d’ethnologie de l’Université de Neuchâtel, Jacques Hainard est nommé conservateur du MEN en 1980 et développe une nouvelle approche de la muséographie tournée vers l'ethnologie contemporaine.
Avec l’aide de Roland Kaehr et François Borel pour la gestion des collections, de Marc-Olivier Gonseth et Fabrizio Sabelli pour la conception des expositions, de Walter Hugentobler (1981-1983), Jean-Pierre Zaugg (1984-2001) et Sabine Crausaz (2002-2004) pour leur réali-sation, et de nombreux collaborateurs extérieurs intervenant au gré de leurs spécialités, il radicalise un point de vue critique quant au statut de l'objet, qui passe du rôle de témoin à celui d'esclave du discours développé par l'exposition. Cette approche a été catégorisée depuis sous l'appellation de «muséologie de la rupture».