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Angola
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de Marcel Borle, 1929, 16 mm n/b, muet, 60', avec intertitres en français (version restaurée en 1989). Production Borle.
Tourné par Marcel Borle durant la Première Mission scientifique suisse en Angola (1928-1929), ce film, comme l'auteur le précise dans le générique, «est un simple carnet de notes où ont été notées des "impressions de voyage". Et rien d'autre.» Néanmoins, ce document retrace fidèlement, grâce à des prises de vues parfaitement maîtrisées et un habile montage, l'itinéraire de l'expédition dès son départ de Suisse, les conditions de voyage et de recherche, de même que les nombreuses scènes de vie quotidienne, de contacts avec les populations locales au cours de la mission à laquelle participaient, outre le cinéaste lui-même, le Dr Albert Monard, le Dr Georges Hertig et son père, William Borle.
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Esquimaux
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| films de Jean Gabus, 1938-39. Trois bobines. 27'; 290 m env.
Il s'agit de séquences montées l'une à la suite de l'autre, sans titres ni commentaires écrits. Elle montrent pêle-mêle les activités domestiques quotidiennes d'Inuit de la Baie d'Hudson (Eskimo Point), des scènes de pêche et de chasse au caribou, de construction d'iglous et de traîneaux, de déplacements en traîneau en hiver et en bateau l'été.
Malgré leur caractère «amateur» et improvisé et la qualité souvent médiocre de la pellicule et des collages, ces prises de vues constituent certainement un témoignage historique sur la vie traditionnelle de populations particulièrement touchées par l'acculturation.
Bobine 1. Pêche, iglous et caribous. 16 mm, noir/blanc, muet, (taches en haut de l'écran). Pêche balaineau, pêche en bateau, iglous, traîneau, chiens, chasse au caribou, banquise, etc.
Bobine 2 (suite). Mêmes caractéristiques, (grosses taches en haut de l'écran pendant 3').Chiens, traîneau, pêche, glace, passages traîneau, collines, caribous, dépeçage, guet au trous de pêche.
Bobine 3 (Assemblage de séquences diverses). Mêmes caractéristiques.
[Film restauré et copié en S-VHS en décembre 1995]
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Niger et Nigéria
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| de Jean Gabus, 1948 (cf. Bibliothèques et Musées 1949: 64; 1950: 58-9). Films n/b et coul., muets. Huit bobines de différentes longueurs (120 à 250 m). Montages sans titres ni commentaires écrits.
Bobine 1. Les marchés de Kano, Tahoua et Barmou
Bobine 2. Les techniques artisanales (briquetiers, égreneuse et fileuse, tisserand, indigotier, tanneurs et peaussiers, puisatiers, graveurs de calebasses, potière)
Bobine 3. Le forgeron
Bobine 4. Jeux et musiciens
Bobine 5. Danses haoussa
Bobine 6. La vie quotidienne d'un village haoussa
Bobine 7. Dans les campements des Peuls bororo
Bobine 8. La vie des Touaregs
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Maroc et Mauritanie
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| de Jean Gabus, 1951 (cf. Bibliothèques et Musées 1951: 109). Films n/b et coul., muets, six bobines de 125 m. Montage par le Dr. Keller.
Bobine 1. Métiers marocains. Les principaux métiers artisanaux étudiés brièvement à Rabat, Marrakech et Fez (tanneurs, tisserands, dinandiers, mosaïstes). n/b.
Bobine 2. Maroc 1951. Quelques aspects d'artisans, des souks, des marchés de Fez et de Marrakech; danses, conteurs, escrimeurs au bâton, charmeurs de serpents. coul.
Bobine 3. Mauritanie 1951: le pays. Prises de vues de quelques sites du Trarza et du Hodh; vues aériennes. coul.
Bobine 4. Mauritanie 1951: les métiers. Forgerons, tisseuses, fabricants de perles et de nattes; vie quotidienne: les visiteurs, le thé, les jeux d'enfants. n/b.
Bobine 5. Mauritanie 1951: les hommes. Scènes de la vie quotidienne: le campement, le marché, le puits et les troupeaux; les jeux et les plaisirs (danses, tambour de fête à l'occasion d'un mariage de forgeron, chants et déclamations des griots).
Bobine 6. Mauritanie 1951: les Nemadi (couleurs, 8'30"). Campements et déplacements près de Oualata; étapes de la chasse principale à l'addax dans le Djouf à travers l'Aklé (est). Gazelles, biches-Robert, mais pas d'addax! Ce document est le premier consacré à ces chasseurs archaïques et à cette région.
Bobine copiée en S-VHS en décembre 1995]
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Mission «Agadez - Tahoua - Tombouctou»
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| par A. Coeudevez, 1953. coul. (cf. Bibliothèques et Musées 1953: 60). 1 bobine contenant:
1. Tahoua. Conteur Albarka racontant une de ses histoires «Wanabéri»; potière Narba au travail; scènes de marché.
2. Tombouctou. Scènes de rue et de marché; tambour et danses dirigés par la «griotte» Aïssa Alamiri. Fabrication de bijoux de paille par l'artisane Bolo Larbi.
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Les Nomades du soleil
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de Henry Brandt, 1954, 16 mm coul., son optique, 44', version française (version restaurée en 1987). Production Henry Brandt.
Tourné en 1953 chez les Peul Wodaabe du Niger, ce film est certainement le premier document qui présente la vie nomade de ces éleveurs de zébus, leurs déplacements saisonniers et leurs fameuses fêtes de retrouvailles en saison des pluies. Après les changements profonds que les Wodaabe ont subi au cours des sécheresses successives de ces vingt dernières années et la folklorisation progressive de leur culture, ce film reste un témoignage unique.
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Fresque Erni 1954,
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| de E. Scheidegger, 16 mm, coul., muet, env. 5' à 18 images/seconde.
Reportage sur la technique de réalisation de la fresque par l'artiste, en novembre 1954, au Musée d'ethnographie de Neuchâtel.
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175 ans, 1954, 1967,
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| 16 mm n/b, son optique et muet.
1 bobine contenant: Cinq reportages extraits du Ciné-Journal suisse sur les sujets suivants:
1. Réalisation de la fresque d'Erni par l'artiste (1954).
2. Exposition «La Chine».
3. Exposition «Indonésie: îles des dieux».
4. Salle Mauritanie: fresques d'Erni et guide automatique.
5. Exposition «Parures et bijoux dans le monde».
6. Un reportage (muet) sur le Musée à l'occasion de l'exposition «175 ans d'ethnographie» (1967), env. 16'.
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In Gall. Rythmes, gestes et techniques,
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| de Pierre Barde et Jean Gabus, 1972. 16 mm, coul., son optique, 54', version française. Production TSR.
Bourgade située à 120 km à l'ouest d'Agadez (Niger), In Gall est un lieu de rencontre entre sédentaires et nomades. Son urbanisme et son architecture en banco y sont encore purement traditionnels de même que son artisanat, très vivace, notamment celui des forgerons touaregs fabriquant des bijoux en argent et celui des fabricants de selles de chameau. Mais c'est surtout les musiciens, d'origine haoussa, songhay et touarègue, dépositaires de la tradition orale, qui restent très actifs dans cette ville-marché et qui offrent une confrontation ethnomusicologique du plus haut intérêt.
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Les Touaregs du crépuscule,
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| de Pierre Barde et Jean Gabus, 1972. 16 mm, coul., son optique, 62', version française. Production TSR.
Description de la vie quotidienne d'un groupe de touareg, la tribu des Kel Nan, dont le chef, Mohammed ag Elkhurer, est l'amenokal (héritier du pouvoir traditionnel de la chefferie) des Iullemmeden de l'est (région de l'Azawagh, République du Niger) et de son organisation sociale. Les travaux des bergers et des artisans, les réjouissances (musique, danse, jeux), sont rythmés par les différentes phases de la journée. On suit le déplacement complet du campement d'un lieu de pâturage à l'autre en période de transhumance, pendant la saison des pluies.
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Oualata
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| Le temps suspendu,
de Pierre Barde et Jean Gabus, 1977. 16 mm coul., son optique, 62', version française. Production TSR.
Petite ville au bout d'une piste malaisée, située en plein Sahara, au sud-est de la Mauritanie (Hodh oriental), Oualata est un morceau du passé demeuré vivant au coeur du XXe siècle. Le temps s'y est comme arrêté. Cette ville fut jadis un marché prospère, un important carrefour sur les routes des caravanes qui faisaient escale en grand nombre autour de ses puits. Mais avec la motorisation, les voies commerciales se sont détournées d'elle, seuls les nomades viennent encore à ses puits, abreuver leurs chameaux et faire provision d'eau. Oubliée dans son coin de désert, repliée sur elle-même, la cité continue à vivre sur un rythme millénaire.
La loi du Coran,
de Pierre Barde et Jean Gabus, 1977. 16 mm coul., son optique, 68', version française. Production TSR.
Si elle a quelque peu perdu de sa splendeur matérielle, Oualata est restée un centre spirituel important. Toute la vie s'y déroule toujours selon les règles du Coran dont on observe scrupuleusement les préceptes. Des étudiants, venus des plus lointaines contrées de l'Afrique islamisée y suivent l'enseignement de marabouts réputés, ces savants professeurs experts dans les sciences issues du Livre Saint. De grands bourgeois lettrés, de riches commerçants maures dont les affaires se développent désormais ailleurs, y entretiennent encore leurs belles maisons et leurs familles, car ils demeurent attachés à la ville de leurs ancêtres. Toute une population - artisans maures, serviteurs et bergers de race noire - travaille pour eux et vit par eux, qui sont restés les principaux dispensateurs d'argent, les moteurs de l'économie locale. Ainsi se maintient dans les faits une hiérarchie sociale héritée sans altération directement du Moyen-Âge.
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La dernière chasse des Nemadi,
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| de François Pailleux, Jean Gabus et Raymond Thorin, 1977. Super 8 mm coul., son magnétique, 90', version française. Prod. CNRS.
Des années de sécheresse ont décimé le gibier dans certaines régions d'Afrique. Cependant, une expédition est organisée par un groupe de Nemadi dans leur région de chasse, l'Aklé (Hodh oriental, République islamique de Mauritanie), à l'initiative de Jean Gabus. On assiste aux préparatifs de la chasse ou gueimaré: organisation des camps de base, caravanes de ravitaillement en eau, patrouilles de reconnaissance et rituels de divination gzana, puis à l'expédition elle-même qui a vainement tenté de rencontrer le gibier.
NB: Certains de ces documents peuvent être visionnés par les chercheurs selon entente préalable.
[François Borel]
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05.11.2003 |
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