Le premier espace évoque les multiples facettes de Théodore Delachaux, conservateur du MEN de 1921 à 1945 et exprime ainsi une certaine qualité du regard qu’il portera ensuite sur les gens et les choses d’Angola.
Toile de fond de l’exercice, son intérêt pour les sciences naturelles, évoqué en clair par le papier peint et le dessin du ver Polychète d’eau douce (Troglochaetus beranecki) qu’il découvre et dessine en 1919, et plus implicitement du fait de l’omniprésence des sciences de la nature dans l’exposition. Théodore Delachaux a dix ans lors de l’édition de ses premières planches d’étude sur le plancton et termine sa carrière à la direction du Musée d’histoire naturelle. Entre ces deux moments, il développe une vision de l’art et de l’ethnographie indissociable du paradigme naturaliste, dont il fait le centre de sa démarche de recherche.
Aux quatre coins de l’espace figure l’évocation du folkloriste intuitif qui constitue dès son plus jeune âge une collection de jouets et d’objets d’artisanat paysan, affirmant une profonde sensibilité aux questions et aux méthodes ethnographiques. Apparaît également le scientifique méthodique qui s’attaque au premier catalogage systématique des collections du Musée et s’investit dans la recherche et l’enseignement en archéologie.
Au-delà du naturaliste et de l’ethnographe, l’espace évoque également l’artiste polyvalent qui suit l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, enseigne le dessin, pratique la peinture, co-fonde une école d’art privée, ouvre une galerie et réalise des vitraux de la collégiale de Neuchâtel.
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