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Le parc en 1869
Le parc en 1869
Fouilles dans le parc - juin 2018
Fouilles dans le parc - juin 2018

Le parc

D'une superficie d'environ 8'500 m2, le remarquable parc public est de style paysager, en pente, avec de magnifiques arbres dans son ensemble (séquoias, hêtres, pin, magnolia, thuya).

Il y a lieu de remarquer notamment trois séquoia géants (Sequoiadenciron giganteum), classés pour leur dimension (30 mètres de hauteur et tronc de plus de 5 m de circonférence), et un peuplement de pins sylvestres (Pinus sylvestris).

Le parc apparaît comme complément nécessaire à la maison de campagne. Avec la construction du bâtiment, l'aménagement des abords et l'arborisation de la parcelle apparaissent comme les actes décisifs de la conversion d'un morceau de nature en terrain puis en propriété.

Ce sont des priorités d'ordre topographique et matériel qui, en marge des questions d'esthétique, dictent l'aménagement d'une parcelle. La portée idéologique d'un tel paysage se livre par son organisation intrinsèque: le jardin paysager est davantage qu'une réponse à un rêve romantique, c'est peut-être la métaphore d'un monde idyllique territorialement limité mais ouvert de façon illimitée à l'imagination.

Concrètement, le parc s'arrête aux confins de la parcelle (marquée par des murs, des clôtures, des haies, ...) mais symboliquement il est sans limites: il devient le monde, ce qui est visible, ce que la vue s'approprie. Modelé par les plantations, le parc est le cadre propre à mettre en valeur tout à la fois le bâtiment et les points de vue immédiats et lointains, le lac, le Vully, les Alpes.

En 2012, des travaux de nettoyage et de restauration ont été entamés dans le parc afin de restituer leur lustre aux constructions d'origine (pièce d'eau, rocaille, grotte-fontaine, bassins, sculptures, vasques).

Fouilles dans le parc - juin 2018

Au Moyen Age on trouvait à l'entrée de la ville plusieurs monuments marquant l'entrée en ville depuis l'ouest, soit le gibet à Beauregard, la borne urbaine de Trois-Portes juste en-dessous du parc du Musée au niveau du carrefour et un oratoire dédié à St-Nicolas (dit St-Nicolas de la Perrière); la présence de bornes et d'oratoires et aussi avérée sur les deux autres routes menant à la ville soit St-Nicolas de Vieux-Châtel à l'est et St-Jean au nord.

L'oratoire St-Nicolas a été démonté en 1535, suite à la Réforme, mais les documents historiques le situent à proximité immédiate de la carrière (perrière) qui occupait la partie inférieur du parc.

Depuis la fin du 19e siècle, le souvenir de cet oratoire est entretenu par un petit édicule commémoratif à l'emplacement du pavillon d'été du 17e siècle démoli à l'occasion de la construction de la villa en 1870. Par ailleurs cet emplacement correspond aussi au tracé supposé de l'aqueduc des Perreuses qui a alimenté le château et la ville haute du Moyen Age au 19e siècle.

Les sondages visaient à vérifier s'il existait des vestiges de ces aménagements. L'aqueduc semble avoir été retrouvé, mais les vestiges du pavillon ont été entièrement détruits suite à la construction d'une chambre de captage et éventuellement d'un réservoir branchés directement sur l'aqueduc; probablement en 1870, pour alimenter les bassins du parc et la villa. L'oratoire quant à lui, n'est pas précisément situé et n'aurait de toute manière laissé que des vestiges très légers, puisqu'il s'agissait très probablement d'un petit édicule votif abritant une image du saint et placé sur en évidence à proximité du grand-chemin et pas d'un véritable bâtiment.