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Le parc en 1869
Le parc en 1869

Le parc

D'une superficie d'environ 8'500 m2, le remarquable parc public est de style paysager, en pente, avec de magnifiques arbres dans son ensemble (séquoias, hêtres, pin, magnolia, thuya).

Il y a lieu de remarquer notamment trois séquoia géants (Sequoiadenciron giganteum), classés pour leur dimension (30 mètres de hauteur et tronc de plus de 5 m de circonférence), et un peuplement de pins sylvestres (Pinus sylvestris).

Le parc apparaît comme complément nécessaire à la maison de campagne. Avec la construction du bâtiment, l'aménagement des abords et l'arborisation de la parcelle apparaissent comme les actes décisifs de la conversion d'un morceau de nature en terrain puis en propriété.

Ce sont des priorités d'ordre topographique et matériel qui, en marge des questions d'esthétique, dictent l'aménagement d'une parcelle. La portée idéologique d'un tel paysage se livre par son organisation intrinsèque: le jardin paysager est davantage qu'une réponse à un rêve romantique, c'est peut-être la métaphore d'un monde idyllique territorialement limité mais ouvert de façon illimitée à l'imagination.

Concrètement, le parc s'arrête aux confins de la parcelle (marquée par des murs, des clôtures, des haies, ...) mais symboliquement il est sans limites: il devient le monde, ce qui est visible, ce que la vue s'approprie. Modelé par les plantations, le parc est le cadre propre à mettre en valeur tout à la fois le bâtiment et les points de vue immédiats et lointains, le lac, le Vully, les Alpes.

En 2012, des travaux de nettoyage et de restauration ont été entamés dans le parc afin de restituer leur lustre aux constructions d'origine (pièce d'eau, rocaille, grotte-fontaine, bassins, sculptures, vasques).