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L'art c'est l'art (12.6.1999 - 28.5.2000) - Revue de presse

L'exposition L'art c'est l'art a été prolongée jusqu'au 28 mars 2000. 

Dans «Le tour de Suisse des expositions d'été», L'art c'est l'art se voit décerner quatre étoiles avec l'argumentaire suivant:
Le MEN revisite avec des yeux d'anthropologue (et d'humoriste) les lieux culturels, de l'atelier à la galerie. Brillant. Mais exigent aussi. A quoi ressemble au fait la manifestation signée Hainard sans Hainard comme guide?
Etienne Dumont, Tribune de Genève, 25 juin 1999

Les grands déconstructeurs d'idées et d'images toutes faites de la colline Saint-Nicolas ont encore frappé. Après la femme, la nature ou la musique, voilà qu'ils ont mis l'art en boîte: de grandes boîtes grises toutes pareilles, mais toutes habillées et habitées différemment à l'intérieur. Histoire de répertorier les différents lieux qui donnent à l'art statut et légitimité. [...] Les blasés qui prétendaient qu'Hainard se répète et se paraphrase seront déçus: son dix-neuvième opus ne ressemble à aucun autre. Et s'il finit par se révéler aussi caustique que les précédents, c'est (presque) par son seul hyperréalisme, puisque chacune de ses «boîtes» ne fait rien d'autre que mimer scrupuleusement les lieux homologués de l'art. Bien sûr, l'équipe du MEN reste elle-même: dans chaque boîte elle a placé une image ou un objet en guise de commentaire muet. A découvrir comme autant de clins d'œil malicieux.
Françoise Jeaunin, 24 Heures, 25 juin 1999

Das Heilige und der Supermarkt, das Warenhaus oder die Shopping Mall (das wahre Museum von heute, könnte man fast meinen), Kitsch und Kunst, Artefakt und Natur, der Abfall und das hochpreislich versteigerte Kunstwerk, das ursprüngliche Authentische und die anonyme Massenware – alles einerlei, alles austauschbar, alles beliebig. Nur ja nicht Stellung nehmen, das war die Leitidee von Marc-Olivier Gonseth, Jacques Hainard und Roland Kaehr, die zusammen mit Rémy Zaugg die Ausstellung konzipiert haben. Es gibt nirgends einen Ausgangspunkt, eine Schlussfolgerung, einen bestimmten Parcours durch die Ausstellung. Jeder Schritt ist eine Entdeckung, Erschütterung und Erfahrung. [...] Die Ausstellung besteht aus verschiedenen Kojen, in denen die Kunst unter verschiedenen Bedingungen betrachtet und ihrer Selbst verständlichkeit beraubt wird. Denn Kunst ist an drei Voraussetzungen gebunden: Sie ist erstens das Ergebnis einer bestimmten Konvention innerhalb einer bestimmten Gesellschaft, die sich darauf einigt, Monet schön, Beuys künstlerisch bedeutend und das äsende Reh am Waldrand unmöglich zu finden: sie ist zweitens eine materielle Manifestation; und sie ist drittens an einen Ort gebunden, denn je nach Örtlichkeit nimmt sie eine andere Bedeutung an. Unter diesen Bedingungen kann alles mit allem konfrontiert werden und können sich neue Beziehungen ergeben. Mit diesen drei Parametern arrangieren Gonseth, Hainard und Kaehr immer neue Konstellationen.
Das ist das Prinzip, das sie anwenden und in allen Spielvarianten durchexerzieren. Es ist das gleiche Prinzip, das sie schon in der Vergangenheit mit Erfolg angewendet haben und mit dem gleichen intellektuellen Sarkasmus, der so erfrischend ist, auch wenn man nicht darum herumkommt, eine gewisse Repetition festzustellen. Trotzdem könnte man schon fast von der Neuenburger Methode sprechen.
Aurel Schmidt, Basler Magazin, 3 juillet 1999

Jacques Hainard et son équipe n'ont peur de rien. Après la musique et les images, les voilà qui jettent leur dévolu sur l'art, achevant ainsi leur tryptique «sur les systèmes de représentations». Ceux qui espèrent y voir un peu plus clair dans le rapport d'amour/haine qui entoure la création actuelle seront déçus. En dépit de son titre gentiment racoleur, l'exposition «L'art c'est l'art» ne fait qu'épaissir la confusion et renforcer les clichés. Elle se garde bien, en tout cas, d'entrouvrir le débat et se situe paisiblement dans la ligne aujourd'hui en vogue qui résume l'art à un simple jeu de pouvoirs et de société. Du principal intéressé, on ne vous dit en outre rien qu'on ne sache déjà: il est aussi multiple que ses acteurs, il embrasse aussi bien les chefs-d'œuvre du Louvre que les paysages des peintres du dimanche et il est indissociable des lieux où il se fait, se discute, se montre, se légitime et se vend.
Mireille Descombes, L'Hebdo (Lausanne), 22 juillet 1999

Che la mostra di quest'anno aperta da giugno fino a febbraio 2000, si occupi, nel consueto modo anticonformista, di arte, lo intuisco dal ritratto di «Lenin con bambini», dipinto a olio degli anni '50 in stile «realismo sovietico» di 1 metro per 1,5 che un distinto, signore sfoggia uscendo dal Museo di Etnografia di Neuchâtel. Che sia un ladro? Non è possibile. E allora? «L'art c'est l'art» troneggia su un manifesto post-moderno. Il trionfo della tautologia. Il titolo puà, potrebbe, esaurire l'argomento. L'arte è arte, punto e fine del discorso. E invece no, anzi. Per gli organizzatori della mostra, guidati dal conservatore del museo Jacques Hainard, è un punto di partenza per aprire un ampio dibattito sul significato dell'arte nella nostra società. E cosa dovrebbe fare un museo di etnografia se non proporre ai suoi visitatori riflessioni sulla nostra società e su quelle altre dalla nostra? L'arte dunque come filo conduttore per andare alla ricerca di noi stessi in quanto uomini dalla fine del XX secolo. [...]
Non mancano anche riferimenti alle mode culturali: prendiamo le gallerie di punta, numerose in Rue Louis Weiss a Parigi, quelle che lanciano giovani artisti e generi d'avanguardia come fossero puledri da piazzare in una corsa all'ippodromo. E accanto la galleria classica, i creatori di arte popolare (Brienz con i suoi orsi in legno), il Musée d'art et d'histoire, tipica istituzione svizzera che abbina Parte alla storia, i pittori dilettanti riuniti in associazioni ai quali il Museo di Etnografia offre un'insperata vetrina internazionale. Insomma: un viaggio nella nostra società pieno di rimandi, dal momento che ogni tema suscitato trova un "pendant" in quelle culture diverse dalla nostra, delle quali si nutre l'etnografia classica.
Ultima sorpresa: la «brocante» all'uscita del museo. Si rinnova continuamente. Li si possono davvero comperare oggetti d'arte e di interesse etnografico. Ma allora è li che il nostro visitatore aveva acquistato il suo «Lenin con hambini» ?
Sans signature, La Regione di Locarno (Bellinzona), 28 et 29 juillet 1999

Un soin particulier est dévolu à la mise en espace, de sorte que le plaisir des yeux est flatté du début à la fin. La leçon de choses passe mieux, et l'on avale des parcelles de miroir sans sourciller. Car ces lieux, d'une manière ou d'une autre, nous les reconnaissons, que ce soit l'atelier du peintre, le salon du collectionneur africain, la galerie branchée, la brocante, la salle de ventes aux enchères, le Club des amis de la peinture ou le musée domestique (boudoir d'un particulier)...
Parmi ces endroits, certains ne sont pas purement symboliques, ils existent réellement, en ville de Neuchàtel, citons: le passage sous-voie, lieu public où les artistes exposent, la galerie Numaga, le Musée d'art et d'histoire et ... le Musée d'ethnographie. Ils sont évoqués par allusion certes, mais bien identifiables.
C'est aussi l'occasion d'apprécier un nombre important d'oeuvres authentiques, prêtées, issues des fonds du MEN, voir créées pour la circonstance. Elles touchent toutes les époques de l'art ou de l'ethnographie. Enfin et surtout, elles sont mises en scène (direction et conception par Jacques Hainard et Marc-Olivier Gonseth) d'une manière inédite, comme on ne les reverra plus jamais.
Marie-José Fournier, Tribune des Arts (Genève), 8 septembre 1999

Kunst ist ein weites Feld, so sagt man. Ihre Orte hingegen sind häufig weiss gestrichen, ausstaffiert mit wachsamem Personal und erstaunlich geräuscharm. Ihre ProduzentInnen sind verschroben und inspiriert, ihre KonsumentInnen mit Vorliebe reich oder zumindest RepräsentantInnen solventer Institutionen oder JournalistInnen. So muss sich wohl der Kunstbetrieb denjenigen Leuten präsentieren, die an Vernissagen gerne behaupten, sie verstünden nichts von moderner Kunst, und etwas lakonisch nachschieben, heute könne ja jeder und alles Kunst machen und sein, solange der Markt – wild und frei, wie der halt so sei – diese Produktionen in lukrative Geldanlagen verwandle.
Dagegen versuchen kritische Geister seit geraumer Zeit mit aufklärerischem Eifer die nebulösen Verhältnisse im Kunstbetrieb aufzuhellen. Dieser hehren Aufgabe hat sich einmal mehr das Musée d'Ethnographie in Neuenburg mit seiner Ausstellung «L'art c'est l'art» angenommen. Bereits in den zwei vorangehenden Jahren hat diese Institution mit «Derrière les images» und «Pom pom pom pom» Kunst nicht primär werkbezogen, sondern ihrer Bezeichnung Rechnung tragend aus einer ethnografischen Perspektive untersucht. Kunst entsteht innerbalb sozialer Konventionen, lautet die These des ausschliesslich thematisch arbeitenden Museums. Dies sind die zwei Voraussetzungen, die in der schweizerischen Museumslandschaft noch drei weiteren Institutionen als Arbeitsgrundlage dienen: der Shedhalle und dem Museum für Gestaltung in Zürich und neuerdings auch dem Museum für Kommunikation in Bern.
Rachel Mader, Die Wochenzeitung (Zürich), 9 septembre 1999

D'une boîte à l'autre, on passe de l'amoncellement des greniers ou des brocantes à l'ascétisme du dojo, à la recherche de ses propres repères, dans l'attente de retrouver ses émotions familières. La piste est brouillée à dessein. Probablement faut-il s'égarer pour mieux se retrouver. Cette curieuse mise en boîte offre un terrain de réflexion infini et s'approche d'assez près finalement des expérimentations d'un centre d'art, tout en respectant un mandat différent.
Laurence Carducci, Accrochages (Lausanne) 10, septembre 1999

La posture de l'ethnographe est celle de l'observateur, qui se défend bien de trancher sur la qualification de l'art, mais qui constate que l'art n'existe que par les lieux où il s'inscrit. C'est donc en recréant dans l'enceinte du Musée 17 «boîtes» de 16 mètres carrés, que Jacques Hainard et ses collaborateurs offrent des métaphores de lieux d'art. On a arraché les tapis (sauf dans la «boîte» que s'est réservé le Musée d'ethnographie) et peint les murs en gris. Contrairement à l'habitude, le parcours est parfaitement aléatoire pour le visiteur faisant le parcours muni de fiches non reliées. Un détail encore: ces feuilles affichent en bleu un commentaire classique du lieu et au verso orange s'autorise une distance critique.
Mireille Callu, Accrochages (Lausanne) 13, décembre 1999

D'altro canto la mostra evidenzia il circuito topografico che inserisce ogni specifica proposta artistica in un determinato spazio espositivo. Dopo la distruzione del culto dell'opera d'arte da parte del movimento Dada, il prodotto artistico, ormai emancipato dalla dipendenza dal museo, invade svariati luoghi a loro volta tuttora integrati al sistema dell'arte, al punto che le esposizioni extra-museali costituiscono oggi un genere a sé stante. Nell'orizzonte artistico attuale, infatti trovano posto numerosi spazi espositivi che eludono il più immediatamente prevedibile ambito museale: luoghi con caratteristiche ben precise, la cui messa in scena risponde a codici chiaramente identificabili e nei quali si muovono attori capaci di comprendere le sfumature del linguaggio e le regole del sistema di cui fanno parte.
Con cura estrema e intelligenza, l'originale mostra proposta dal MEN presenta le differenti scenografie che fanno da sfondo alle innumerevoli concezioni di arte e le inserisce in un labirinto costituito da capsule disposte senza un ordine preciso in ognuna delle quali viene isolata una situazione espositiva con le proprie peculiarità. Oltre naturalmente a vari esempi di museografia, sono stati ricostruiti gli ambienti di gallerie dagli orientamenti di diverso tipo, come pure quelli dei più recenti centri d'arte e del club dei dilettanti, ma anche l'atelier dell'artista, il punto franco, la casa d'aste, la bottega dell'antiquariato e, rendendo manifesto il lato voyeuristico di ogni visitatore, non son stati tralasciati neppure i musei domestici dei collezionisti privati. Passando attraverso il filtre, etnologico, gli oggetti artistici presentati in questa mostra, pur vedendo accentuato il loro legame, spesso la loro dipendenza, dallo spazio attraverso il quale si stabilisce il contatto con la società, si trovano decontestualizzati e riproposti su un piano diverso. Assumendo questo altro punto di vista si delinea il carattere indefinito e indefinibile dell'arte, viene evidenziata l'impossibilità di darle dei confini, di ridurla dentre, schemi e giudizi definitivi. Capace di assumere altrettante sfumature quanti sono gli sguardi che su di essa si posano per interrogarla dalle più disparate prospettive, trova una legittimazione di se stessa, un senso, unicamente dall'interazione con il pubblico. Fuggendo dalle categorie, ma affidando la propria sopravvivenza alla comunicazione essa si fa strumento di dialogo, invito all'apertura, grido di libertà.
Tessa Rosa, Azione, 2 février 2000