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Pom pom pom pom (31.5.1997 - 15.3.1998) - Revue de presse

L'exposition Pom pom pom pom fut prolongée jusqu'au 15 mars 1998.

 

La musique c'est... la musique. Et «Pom pom pom pom», c'est Beethoven. Les gens du Musée d'ethnographie de Neuchâtel ont voulu aller plus loin que ces raccourcis, pour scruter les dessous de notre bain musical quotidien. Le conservateur Jacques Hainard et ses collaborateurs ont accordé leurs talents pour composer une visite au-delà des notes. Leur nouvelle exposition, «Pom pom pom pom», présentée hier à Neuchâtel, est une invitation à voir la musique. Cette symphonie ethnographique donne le ton d'une réflexion en trois mouvements sur la bande-son de notre époque et ses activités dérivées.
Giovanni Sammali, Le Matin, Lausanne, 1er juin 1997

Visiter «Pom pom pom pom» prend du temps. Il n'y a pas que les objets. Il y a des textes aux murs qu'il vaut la peine de lire et la musique qui invite parfois à revenir sur ses pas.
Et il faudrait choisir un jour creux. La bousculade des jours de grande affluence est plutôt néfaste à une bonne immersion dans l'atmosphère des différentes alvéoles qui invitent à voir la musique. Et qui portent de si jolis noms: le seuil du silence, l'essence du plein, et de moins jolis: alignez, couvrez, liquidation totale.
Eliane Waeber, La Liberté, Fribourg, 7 juin 1997

La musique s'écoute, bien sûr, mais elle peut aussi être «donnée à voir». C'est ce que fait cette année Jacques Hainard et son équipe du Musée d'ethnographie de Neuchâtel. La vision qu'ils en donnent ne respire pas toujours l'harmonie. Faite pour susciter les émotions, la musique n'est pas innocente. Une section de l'exposition, conçue comme de coutume avec Jean-Pierre Zaugg, s'intitule d'ailleurs «Transes en danses».
Etienne Dumont, Tribune de Genève, Genève, 9 juin 1997

Quelle est la place de la musique dans nos vies et dans notre monde? Quel rôle y joue-t-elle? Au Musée d'ethnographie de Neuchâtel, l'exposition intitulée «Pom pom pom pom», en hommage aux quatre premières notes de la Cinquième Symphonie de Beethoven, se penche sur ces questions. En neuf stations, elle invite le visiteur à se promener à travers les multiples territoires de la musique, et à écouter la «bande-son de notre époque». Autrement dit, l'envers du décor sonore qui nous entoure.
Journal de Genève et Gazette de Lausanne, Genève, 14 juin 1997

En neuf espaces sonores et visuels d'exposition, la musique n'apparaît plus comme innocente. Elle est manipulatrice et exploitée. Inspiratrice ou oppressante. Elle devient un objet de pouvoir, utilisée comme auxiliaire obéissante de l'endoctrinement idéologique ou économique. On la découvre aussi comme instrument propice à la méditation. Elle est le moyen d'influencer les réflexes identitaires. Elle se décline en vêtements et en objets de consommation. Elle s'impose également comme l'expression d'une origine ethnique et participe parfois au rejet de l'autre ou, au contraire, rassemble.
Corinne Jaquiéry, Coopération, Bâle, 18 juin 1997

«Pom pom pom pom» è una mostra che sembra di facile lettura ma che invece è ricca di implicazioni. Ad aiutarvi. O a complicarvi ulteriormente la vita, ci pensa un mini-catalogo che è una vera e propria guida pratica all'esposizione e un volume redatto da vari studiosi sul tema dei rapporti tra noi e la musica. La musica insomma per capire la società (la nostra e quella degli altri) e noi stessi. Non è poco.
Marco Horat, Azione, Lugano, 19 juin 1997

«Pom pom pom pom». Malgré un titre percutant, croquant Beethoven et les vigoureuses initiales de sa 5e Symphonie, l'exposition du Musée d'ethnographie de Neuchâtel ne cherche pas à mettre en image la musique telle qu'elle est – ou a été – pensée, conçue, composée. Elle donne en revanche à voir la musique telle qu'elle est utilisée, perçue, consommée dans les diverses sociétés humaines. Fidèle à sa démarche «ethnographique», et privilégiant l'effet de surprise, elle fonctionne essentiellement sur la base de la confrontation, volontiers abrupte, entre les symboles de diverses cultures et diverses époques. Le masque de Michael Jackson côtoie ceux de sorciers africains ou des masques de carnaval, le buste de Beethoven se retrouve avec des lunettes en plastique sur le nez.
Dominique Rosset, L'Hebdo, Lausanne, 3 juillet 1997

So entlässt die Ausstellung die Besucher bestimmt nicht mit neuen Erkenntnissen, sondern eher verstört und beunruhigt. Aber wer kann sagen, ob die negative Provokation, wie sie hier geübt wird, heute nicht die einzige Vorgehensweise ist, die sich nicht dem Vorwuf der Anbiederrung aussetzt.
Aurel Schmidt, Basler Magazin, Bâle, 5 juillet 1997

L' ensemble est terriblement efficace, bouscule avec humour les idées reçues et pousse le visiteur à réfléchir davantage sur l'apparente évidence de certaines valeurs musicales. En sortant de l'exposition, il écoutera à coup sûr d'une oreille différente ses musiques préférées.
Femina, Lausanne, 6 juillet 1997

Pour la première fois, le Musée d'ethnographie de Neuchâtel intègre des sons dans une exposition. Ces éléments musicaux sont diffusés «en douche». Au total, l'espace est animé par neuf points sonores prolongeant les thématiques. Le but: éveiller le regard appelé à suivre le cheminement d'une énigme au moyen d'un souvenir sonore. L'effet est heureux: le visiteur n'a nullement l'impression d'un cafouillis, malgré la grande diversité des partitions entremêlées.
Marie-Thérèse Page Pinto, La Gruyère, Bulle, 10 juillet 1997

Wer den Ethnologen auf ihrem Pfad folgt, merkt bald, worum es ihnen bei der Ausstellung rund um die Musik geht. Den Ausstellungsmachern, diesen verspielten Intellektuellen, vergeht zum Schluss das Lachen. Und mit ihnen wohl auch dem Besucher. Fragen wirft die Ausstellung viele auf. An uns Betrachtern ist es, Schlussfolgerungen zu ziehen, Zum Finale liegen die Instrumente in Abfallkübeln, fein säuberlich entsorgt. Sollten wir sie etwa nicht mehr benötigen?
Mark Livingston, Zuger Presse, Zug, 16 juillet 1997

On vous parlera moins de notes que de résonance. Car la musique a une histoire sociale. Elle a – et elle est – un contexte, une ambiance. Il fallait oser aborder son statut social, le sien et celui de son vilain frangin, le bruit. Jacques Hainard et son équipe ne font finalement pas beaucoup de différence entre musique et autres sons. Ils ont un seul contraire: le silence. Mais jamais l'exposition ne s'enlise dans la cacophonie. [...]
Avec «pom pom pom pom», encore une fois, le Musée d'ethnographie nous donne des leçons de scénographie. L'expo est un délice de promenade et un grand moment de réflexion.
Christine Salvadé, V Magazine / Le Nouveau Quotidien, Lausanne, 8 août 1997