
Skate of Mind – 19.06.2026 – 07.03.2027
Avec Skate of Mind, le Musée d’ethnographie de Neuchâtel convoque les imaginaires contemporains au travers de la culture skateboard. Souvent érigée au rang d’art de vivre, cette dernière revendique une place à part, entre sport, art, éthique et philosophie.
Les images des médias spécialisés, largement diffusées, permettent à toute une communauté d’apprendre les techniques, tout en s’imprégnant des codes, des attitudes, du style et du vocabulaire qui leur sont associés. Pour ses membres, la discipline exige un engagement personnel : seul celui qui maitrise la planche saura saisir la complexité du trick (figure acrobatique).
Faisant une large place à la culture visuelle, l’exposition explore le skater’s eye, cette lecture singulière de l’environnement en quête inlassable de nouveaux spots. Fred Mortagne révèle de manière inattendue le potentiel des « toblerones », ces obstacles antichars dont la silhouette bétonnée hante les frontières suisses, tandis qu’Alan Maag sublime des détails invisibles pour le néophyte mais inspirants pour l’initié.
Loin de proposer une anthologie figée, Skate of Mind est une expo-labo à mobilité augmentée, évolutive au gré de rencontres publiques et d’ateliers d’auto-construction. Car une règle d’or régit la culture skate : le Never Been Done. Copier une figure déjà validée sur un spot est exclu ; l’innovation est reine ! À la fois miroir tendu et terrain d’expériences sensibles, le musée montre que le patrimoine du skateboard réside dans la réactivation constante des espaces par ses pratiquant·e·s.
À l’instar du push, ce mouvement de propulsion qui crée l’élan, l’institution devient à son tour un spot dynamique. Cette métaphore cinétique ouvre une fenêtre sur l’esprit de création et de liberté du skateboard, sans omettre certains de ses paradoxes.
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Peut-on skater dans l’exposition ?
La réponse courte est : « oui, mais en faisant attention aux autres visiteuses et visiteurs » ;)
On vous explique tout ci-dessous : l’exposition fonctionne selon 2 modes :
Temps dédiés au skate
Lors des temps dédiés au skate, les skateuses et skateurs sont prioritaires. Les visiteuses et visiteurs sont les bienvenu·e·s dans l’expo, mais elles et ils sont prié·e·s d’être attentive·tif·s aux trajectoirs des skates. Il est possible de regarder les skateuses et skateurs depuis la mezzanine, qui ne leur est pas accessible. Des skates sont à disposition en prêt à l’accueil. Les dates de ces temps dédiés au skate sont à disposition sur les flyers et affiches à l’accueil, et accessibles en ligne sur notre agenda.
Hors temps dédiés au skate
En dehors des temps dédiés au skate, le PNR (Public Non Roulant !) est prioritaire. La pratique du skate est bienvenue en fonction de l’affluence, selon
l’appréciation du personnel du musée. Les skateuses et skateurs sont prié·e·s d’être particulièrement attentive·tif·s à éviter toute collision avec les visiteuses et visiteurs.
Règles générales
Seul le rez-de-chaussée est skatable, pas la mezzanine. L’exposition est d’abord prévue pour le skateboard. Les rollers et trottinettes sont tolérés. Les groupes de skateuses et skateurs (dès 6 personnes) sont priés de s’inscrire avant leur venue > reception.men(at)ne(dot)ch
Respectez les autres visiteuses et visiteurs, et…
enjoy your ride ! ;)
Les artistes invités
Fred Mortagne
Photographe et réalisateur originaire de Lyon, il découvre le skateboard à l’âge de 8 ans. Influencé par l’esthétique de Chaplin et d’Anton Corbijn, partenaire régulier du groupe Leica Camera, French Fred compose avec l’architecture et la lumière dans un noir et blanc intemporel, pour mieux se concentrer sur la beauté photogénique et chorégraphique du skateboard. Profondément humaniste, son œuvre refuse les modes pour explorer les paradoxes d’un monde globalisé, dans une quête constante d’équilibre et de solidarité.
Alan Maag
Photographe zürichois, Alan Maag évolue dans le milieu du skate depuis 30 ans. S’il commence sa carrière en produisant des images destinées aux magazines et à l’industrie du skateboard, il développe désormais une œuvre intime et sensible, dans laquelle se révèle la beauté des détails les plus infimes. Formé à la Haute École d’Art de Zürich, il pense le skateboard comme un miroir qui révèle la part artistique et philosophique de notre monde.
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Avec le soutien de la Ville de Neuchâtel, de la SKKG, du Fonds national suisse de la recherche scientifique et de la SAMEN.
En partenariat avec le label Skateboard culture.
Avec un prêt exceptionnel du Geneva Skateboard Museum (Jim Zbinden).
En collaboration avec le projet de recherche « Santé et urbanisme participative : la gouvernance des projets de skateparks “Do It Yourself” et leur contribution au bien-être des jeunes » (HES-SO, Haute école de travail social de Fribourg, Haute école de gestion Arc de Neuchâtel)
